Religion Catholique : ACERAC

Religion Catholique : ACERAC

Religion Cloche Tchad 28 janvier 2026 146

ACERAC : Patrimoine, Panafricanisme et Formation au cœur de la 4ème journée

ACERAC : Patrimoine, Panafricanisme et Formation au cœur de la 4ème journée

N'DJAMENA – Le siège de la Conférence Épiscopale du Tchad continue de vibrer au rythme des échanges de l'ACERAC. Cette quatrième journée, marquée par une profonde réflexion sur l'ancrage de l'Église dans les réalités juridiques et identitaires de l'Afrique Centrale, a débuté par une célébration eucharistique présidée par la délégation du Cameroun.

1. Gestion du Patrimoine : Le défi de la sécurisation foncière

L’atelier animé par M. Jean Paul Betengne et la Sœur Honorine a mis en lumière les complexités de la gestion des biens de l’Église. S’appuyant sur le Droit Canon 1256, les intervenants ont rappelé que la gestion du patrimoine ne consiste pas seulement à protéger les acquis, mais aussi à les faire fructifier.

Le conflit des générations : Un point critique a été soulevé concernant le foncier. Si les parents ont autrefois fait don de terrains à l'Église, leurs descendants revendiquent aujourd'hui ces terres, créant des tensions juridiques majeures pour les diocèses.

Pression fiscale : Malgré le principe de séparation de l'Église et de l'État en vigueur en Afrique Centrale, les institutions religieuses font face à une multiplication des taxes étatiques, rendant la gestion financière de plus en plus exigeante.

2. Le Christianisme face au Néo-panafricanisme

M. Jean Paul Messina a proposé une analyse historique et sociologique du panafricanisme. Né aux États-Unis en milieu protestant pour revendiquer l'identité noire, ce mouvement a pris un tournant décisif pour les religieux africains avec l'ouvrage emblématique « L’Afrique aux Africains ».

Repères historiques : La conférence de Londres en 1959 a été le catalyseur de cette volonté de réunir la diaspora pour bâtir un empire africain.

Le défi actuel : Aujourd'hui, l'Église en Afrique Centrale doit dialoguer avec ce "néo-panafricanisme" qui interroge parfois l'héritage chrétien, tout en affirmant son rôle dans la construction de l'identité continentale.

3. La Formation : Levier de l'Évangélisation

Enfin, l'Abbé Grégoire Ngarmadji et le Père Kondjo Brassala Diddy ont clos la matinée sur la question cruciale de la formation des agents pastoraux.

L’accent a été mis sur deux piliers essentiels :

La formation des catéchistes : Premier relais de proximité avec les fidèles.

La formation permanente des prêtres : Pour que les pasteurs restent en phase avec les évolutions du monde moderne et les besoins spirituels changeants des populations.

N'DJAMENA – Le siège de la Conférence Épiscopale du Tchad continue de vibrer au rythme des échanges de l'ACERAC. Cette quatrième journée, marquée par une profonde réflexion sur l'ancrage de l'Église dans les réalités juridiques et identitaires de l'Afrique Centrale, a débuté par une célébration eucharistique présidée par la délégation du Cameroun.

1. Gestion du Patrimoine : Le défi de la sécurisation foncière

L’atelier animé par M. Jean Paul Betengne et la Sœur Honorine a mis en lumière les complexités de la gestion des biens de l’Église. S’appuyant sur le Droit Canon 1256, les intervenants ont rappelé que la gestion du patrimoine ne consiste pas seulement à protéger les acquis, mais aussi à les faire fructifier.

Le conflit des générations : Un point critique a été soulevé concernant le foncier. Si les parents ont autrefois fait don de terrains à l'Église, leurs descendants revendiquent aujourd'hui ces terres, créant des tensions juridiques majeures pour les diocèses.

Pression fiscale : Malgré le principe de séparation de l'Église et de l'État en vigueur en Afrique Centrale, les institutions religieuses font face à une multiplication des taxes étatiques, rendant la gestion financière de plus en plus exigeante.

2. Le Christianisme face au Néo-panafricanisme

M. Jean Paul Messina a proposé une analyse historique et sociologique du panafricanisme. Né aux États-Unis en milieu protestant pour revendiquer l'identité noire, ce mouvement a pris un tournant décisif pour les religieux africains avec l'ouvrage emblématique « L’Afrique aux Africains ».

Repères historiques : La conférence de Londres en 1959 a été le catalyseur de cette volonté de réunir la diaspora pour bâtir un empire africain.

Le défi actuel : Aujourd'hui, l'Église en Afrique Centrale doit dialoguer avec ce "néo-panafricanisme" qui interroge parfois l'héritage chrétien, tout en affirmant son rôle dans la construction de l'identité continentale.

3. La Formation : Levier de l'Évangélisation

Enfin, l'Abbé Grégoire Ngarmadji et le Père Kondjo Brassala Diddy ont clos la matinée sur la question cruciale de la formation des agents pastoraux.

L’accent a été mis sur deux piliers essentiels :

La formation des catéchistes : Premier relais de proximité avec les fidèles.

La formation permanente des prêtres : Pour que les pasteurs restent en phase avec les évolutions du monde moderne et les besoins spirituels changeants des populations.