Religion Catholique : ACERAC 13e édition à N'djamena
Religion Catholique : ACERAC 13e édition à N'djamena
ACERAC : Vers une Église d'Afrique autonome et transparente
ACERAC : Vers une Église d'Afrique autonome et transparente
N'DJAMENA – Les travaux de l'Association des Conférences Épiscopales de la Région de l'Afrique Centrale (ACERAC) se poursuivent avec intensité au siège de la Conférence Épiscopale du Tchad, dans le quartier d'Abdeljoubal. Pour cette troisième journée de réflexion, les échanges ont porté sur l'autonomie financière et l'exigence de transparence.
Une ouverture sous le signe de la communion
La journée a débuté par une célébration eucharistique solennelle, présidée par les membres de la Conférence Épiscopale de la République Centrafricaine (RCA). Ce moment de prière a permis de réaffirmer les liens de fraternité entre les églises de la sous-région avant d'entamer les sessions thématiques.
L’exemple de l’Afrique de l’Est : Quand l’économie sert la pastorale
L’un des moments forts de la journée a été l’intervention du Professeur Abbé Paulin sur l’exhortation apostolique Africae Munus. Le conférencier a dressé un parallèle historique pertinent avec les années 60, période où l’Afrique faisait face à d’immenses défis socio-économiques.
Le modèle Nyerere : L'Abbé Paulin a rappelé l'héritage de Julius Nyerere, ancien président tanzanien et fervent catholique social. Ce dernier prônait un « retour à la source » basé sur l'autonomie et l'autosuffisance.
Un succès concret : Aujourd'hui, ce modèle porte ses fruits. Selon le professeur, les églises d'Afrique de l'Est sont économiquement prospères car elles ont su transformer leurs projets économiques en véritables outils pastoraux. Une leçon d'indépendance pour l'Afrique Centrale.
L’audit : Une nécessité spirituelle, pas une menace
Le second volet des échanges a porté sur la culture de la transparence. Loin d'être un simple exercice comptable, l'audit a été présenté comme une véritable démarche spirituelle.
« Les chrétiens doivent vivre dans la spiritualité de l’audit. Chaque personne doit faire son propre audit », a souligné l'assemblée.
Le message est clair : l’audit ne doit plus être perçu comme un outil de contrôle répressif dont il faut avoir peur, mais comme un garant de la crédibilité de l’Église. C'est une invitation à la responsabilité individuelle et collective pour une gestion saine des biens communautaires.
N'DJAMENA – Les travaux de l'Association des Conférences Épiscopales de la Région de l'Afrique Centrale (ACERAC) se poursuivent avec intensité au siège de la Conférence Épiscopale du Tchad, dans le quartier d'Abdeljoubal. Pour cette troisième journée de réflexion, les échanges ont porté sur l'autonomie financière et l'exigence de transparence.
Une ouverture sous le signe de la communion
La journée a débuté par une célébration eucharistique solennelle, présidée par les membres de la Conférence Épiscopale de la République Centrafricaine (RCA). Ce moment de prière a permis de réaffirmer les liens de fraternité entre les églises de la sous-région avant d'entamer les sessions thématiques.
L’exemple de l’Afrique de l’Est : Quand l’économie sert la pastorale
L’un des moments forts de la journée a été l’intervention du Professeur Abbé Paulin sur l’exhortation apostolique Africae Munus. Le conférencier a dressé un parallèle historique pertinent avec les années 60, période où l’Afrique faisait face à d’immenses défis socio-économiques.
Le modèle Nyerere : L'Abbé Paulin a rappelé l'héritage de Julius Nyerere, ancien président tanzanien et fervent catholique social. Ce dernier prônait un « retour à la source » basé sur l'autonomie et l'autosuffisance.
Un succès concret : Aujourd'hui, ce modèle porte ses fruits. Selon le professeur, les églises d'Afrique de l'Est sont économiquement prospères car elles ont su transformer leurs projets économiques en véritables outils pastoraux. Une leçon d'indépendance pour l'Afrique Centrale.
L’audit : Une nécessité spirituelle, pas une menace
Le second volet des échanges a porté sur la culture de la transparence. Loin d'être un simple exercice comptable, l'audit a été présenté comme une véritable démarche spirituelle.
« Les chrétiens doivent vivre dans la spiritualité de l’audit. Chaque personne doit faire son propre audit », a souligné l'assemblée.
Le message est clair : l’audit ne doit plus être perçu comme un outil de contrôle répressif dont il faut avoir peur, mais comme un garant de la crédibilité de l’Église. C'est une invitation à la responsabilité individuelle et collective pour une gestion saine des biens communautaires.