Vatican :: visite du Pape Léon XIV au Cameroun
Vatican :: visite du Pape Léon XIV au Cameroun
Quatrième journée du Pape Léon XIV en Afrique Étape du Cameroun – Bamenda, 16 avril 2026 Reconstruire la mosaïque de l’unité
Quatrième journée du Pape Léon XIV en Afrique Étape du Cameroun – Bamenda, 16 avril 2026 Reconstruire la mosaïque de l’unité
Sous le thème biblique « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jn 14,27), le Pape Léon XIV a consacré sa quatrième journée en Afrique à Bamenda, au cœur d’une région anglophone profondément marquée par des années de crise. Une journée intense, où sa première mission fut d’écouter.
Avant de délivrer son message, le Saint-Père a pris le temps d’entendre les voix de la communauté dans toute sa diversité : chefs traditionnels, responsables religieux – catholiques, protestants et musulmans –, religieuses, familles, ainsi que l’archevêque métropolitain de Bamenda, Mgr Andrew Nkea, qui a ouvert la rencontre par un mot de bienvenue. Les témoignages, souvent bouleversants, ont dressé le tableau d’une région meurtrie : assassinats, enlèvements, incendies d’écoles et d’hôpitaux, déplacements de populations, fermeture des établissements scolaires, vies brisées et traumatismes encore récents. À chaque intervention, le Pape a répondu par un geste simple mais fort – une poignée de main, un regard, un mot, un présent – autant de signes concrets de proximité et de consolation.
Dans ce contexte chargé de douleur, sa parole s’est élevée comme une réponse d’espérance. « Dieu n’a jamais abandonné son peuple », a-t-il affirmé, rappelant que « dans Dieu, dans sa paix, nous pouvons toujours recommencer ». Saluant le courage des populations, il a insisté : « votre témoignage, votre travail pour la paix peuvent être un modèle pour le monde », tout en invitant chacun à « continuer sur le chemin du bien qui conduit à la paix ». Pour le Souverain Pontife, « la paix n’est pas quelque chose que nous devons inventer : c’est quelque chose que nous devons accueillir en acceptant notre prochain comme un frère et une sœur ».
Un geste symbolique a marqué les esprits : sur le parvis de la cathédrale Saint-Joseph Big Mankon, le lâcher de colombes a accompagné l’appel vibrant du Pape à voir la paix régner dans les régions anglophones du Cameroun et dans tout le pays.
Dans l’après-midi, le Saint-Père a présidé la messe à l’aéroport international de Bamenda. Devant une foule estimée entre 30 000 et 40 000 personnes, il a exhorté les fidèles à ne pas céder au découragement face aux épreuves, affirmant que « le moment est venu […] de restaurer la mosaïque de l’unité » pour construire une société fondée sur la paix et la réconciliation. Évoquant les défis du pays – pauvreté, corruption, violences, migrations –, il a rappelé avec force que « Dieu est nouveauté » et qu’il rend les croyants « capables d’affronter le mal et de construire le bien ». Enfin, il a souligné que la véritable liberté naît de la fidélité à Dieu : « nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes », condition essentielle pour devenir artisans de paix et de fraternité.
Dans son mot d’accueil comme dans son mot de fin, l’archevêque métropolitain de Bamenda, Mgr Andrew Nkea, a exprimé sa profonde gratitude au Pape Léon XIV pour avoir accepté de se rendre à Bamenda afin de rencontrer et réconforter ses frères et sœurs en cette période où sa présence était particulièrement attendue. Il a également salué la ferveur des fidèles venus en grand nombre – à la cathédrale, le long du chemin menant à l’aéroport et lors de la messe – pour accueillir le Saint-Père, exprimant l’espérance que cette visite, désormais marquée par la bénédiction du Vicaire du Christ, ouvre un chemin nouveau vers le retour de la paix.
À Bamenda, entre larmes et espérance, le Pape Léon XIV a laissé bien plus qu’un message : une invitation à croire encore en la paix, et à la construire ensemble.
Dépêche du Bureau de la Presse Catholique
Sous le thème biblique « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix » (Jn 14,27), le Pape Léon XIV a consacré sa quatrième journée en Afrique à Bamenda, au cœur d’une région anglophone profondément marquée par des années de crise. Une journée intense, où sa première mission fut d’écouter.
Avant de délivrer son message, le Saint-Père a pris le temps d’entendre les voix de la communauté dans toute sa diversité : chefs traditionnels, responsables religieux – catholiques, protestants et musulmans –, religieuses, familles, ainsi que l’archevêque métropolitain de Bamenda, Mgr Andrew Nkea, qui a ouvert la rencontre par un mot de bienvenue. Les témoignages, souvent bouleversants, ont dressé le tableau d’une région meurtrie : assassinats, enlèvements, incendies d’écoles et d’hôpitaux, déplacements de populations, fermeture des établissements scolaires, vies brisées et traumatismes encore récents. À chaque intervention, le Pape a répondu par un geste simple mais fort – une poignée de main, un regard, un mot, un présent – autant de signes concrets de proximité et de consolation.
Dans ce contexte chargé de douleur, sa parole s’est élevée comme une réponse d’espérance. « Dieu n’a jamais abandonné son peuple », a-t-il affirmé, rappelant que « dans Dieu, dans sa paix, nous pouvons toujours recommencer ». Saluant le courage des populations, il a insisté : « votre témoignage, votre travail pour la paix peuvent être un modèle pour le monde », tout en invitant chacun à « continuer sur le chemin du bien qui conduit à la paix ». Pour le Souverain Pontife, « la paix n’est pas quelque chose que nous devons inventer : c’est quelque chose que nous devons accueillir en acceptant notre prochain comme un frère et une sœur ».
Un geste symbolique a marqué les esprits : sur le parvis de la cathédrale Saint-Joseph Big Mankon, le lâcher de colombes a accompagné l’appel vibrant du Pape à voir la paix régner dans les régions anglophones du Cameroun et dans tout le pays.
Dans l’après-midi, le Saint-Père a présidé la messe à l’aéroport international de Bamenda. Devant une foule estimée entre 30 000 et 40 000 personnes, il a exhorté les fidèles à ne pas céder au découragement face aux épreuves, affirmant que « le moment est venu […] de restaurer la mosaïque de l’unité » pour construire une société fondée sur la paix et la réconciliation. Évoquant les défis du pays – pauvreté, corruption, violences, migrations –, il a rappelé avec force que « Dieu est nouveauté » et qu’il rend les croyants « capables d’affronter le mal et de construire le bien ». Enfin, il a souligné que la véritable liberté naît de la fidélité à Dieu : « nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes », condition essentielle pour devenir artisans de paix et de fraternité.
Dans son mot d’accueil comme dans son mot de fin, l’archevêque métropolitain de Bamenda, Mgr Andrew Nkea, a exprimé sa profonde gratitude au Pape Léon XIV pour avoir accepté de se rendre à Bamenda afin de rencontrer et réconforter ses frères et sœurs en cette période où sa présence était particulièrement attendue. Il a également salué la ferveur des fidèles venus en grand nombre – à la cathédrale, le long du chemin menant à l’aéroport et lors de la messe – pour accueillir le Saint-Père, exprimant l’espérance que cette visite, désormais marquée par la bénédiction du Vicaire du Christ, ouvre un chemin nouveau vers le retour de la paix.
À Bamenda, entre larmes et espérance, le Pape Léon XIV a laissé bien plus qu’un message : une invitation à croire encore en la paix, et à la construire ensemble.
Dépêche du Bureau de la Presse Catholique