Religion : l'homélie du jour

Religion : l'homélie du jour

Religion Cloche Tchad 15 juin 2025 441

L'homélie de l'abbé Sévérin SINGADJiM lors de sa messe d’action de Grâce à notre Dame de l’Assomption de kélo La Sainte Trinité/ 11e Dimanche du T.O

L'homélie de l'abbé Sévérin SINGADJiM lors de sa messe d’action de Grâce à notre Dame de l’Assomption de kélo La Sainte Trinité/ 11e Dimanche du T.O

Ma messe d’action de Grâce à notre Dame de l’Assomption de kélo

La Sainte Trinité/ 11e Dimanche du T.O

Bien chers frères et sœurs dans le Christ, nous sommes réunis dans cette Eglise pour deux motifs : 1. Célébrer et vivre notre foi en la Sainte Trinité dont nous honorons la mémoire solennelle en ce jour ; 2. Le second motif est celui d’offrir le saint sacrifice de la messe au sein de cette église qui m’a formé en vue de ce que je suis aujourd’hui : être prêtre. Mais avant d’offrir notre action de grâce à Dieu, bien aimés de Dieu, reconnaissons nous pécheurs et des pécheurs qui ont besoin de la miséricorde de leur Père. 

Loué soit Jésus Christ !

Bien chers frères et sœurs, comme je le disais tantôt à l’entame de la messe, nous célébrons aujourd’hui la solennité de la Sainte Trinité, un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit. Nous célébrons le mystère de l’Amour de Dieu. C’est pourquoi je voudrai axer mon homélie sur la communion de ces trois personnes. Comment le Père, le Fils et l’Esprit Saint vivent l’unité entre eux ? 

En effet, il y a une forte communion entre Jésus et son Père, grâce à l’Esprit Saint. Dans cette page d’évangile que nous venons de proclamer, Jésus nous introduit dans l’intimité même de la Trinité. Jésus lui-même signifie cette unité trinitaire en ce terme : « Tout ce que possède le Père est à moi ; et l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître ». Cette parole de Jésus signifie effectivement qu’il y a une proximité, une complicité sans égale ou un accord parfait entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. C’est-à-dire ce que le Père a et est, le Fils l’est et l’a aussi, et l’Esprit le dispense dans nos cœurs, nous qui croyons. Ils sont unis dans leur nature, leur pensée et leurs cœurs. Bien chers frères et sœurs dans le Christ, comment refléter cette communion parfaite des cœurs des personnes divines?  

Très souvent, dans nos familles, nos milieux de travail, dans nos mouvements, groupes et services, dans nos communautés de bases, voire dans nos communautés religieuses ou presbytérales, nous portons des témoignages contradictoires à la beauté de cette unité du Père, du Fils et du Saint Esprit. Ainsi nous sommes divisés pour des intérêts égoïstes et des calculs personnels, pour des questions ethniques, claniques. Et nos cœurs ne sont pas en paix avec Dieu, avec les autres et avec nous-même. Dites-moi, Dieu le Père est-il Lélé ? Le Fils est-il ngambays ? L’Esprit Saint est-il Zimé ? Bien-aimé de Dieu, le Père, le Fils et le Saint Esprit se querellent pas, ne se battent pas pour question de poste; ils ne sont pas divisés, ils sont unis profondément dans leur lien. La sainte Trinité est une famille, Dieu n’est pas seul. Malheureusement nous avons des chrétiens qui veulent vivre seuls, qui mangent seuls sans partager avec les autres. Ils ont des cœurs partagés. Oui frères et sœurs, que faisons-nous de l’amour de Dieu qui a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit, comme nous l’enseigne Saint Paul ? Partageons cet amour que nous avons reçu avec les autres avec un cœur joyeux. C’est ainsi seulement que nous serons réintégrés dans la communion trinitaire.  

En nous invitant à vivre la pleine communion entre nous et avec les autres, je n’oublie pas que construire un monde d’amour, de paix, d’unité est un chemin dur. Certainement dans notre recherche à rétablir les rapports fraternels, nous rencontrerons des épreuves et des détresses. Mais la détresse elle-même peut être chemin vers Dieu. Car comme dit Saint Paul, elle produit la persévérance, la persévérance produit la valeur éprouvée et la valeur éprouvée produit l’espérance. Et l’espérance, bien-aimés de Dieu, est au-delà de nos découragements, de nos peurs. 

Puisse cette eucharistie, frères et sœurs, nous obtenir la grâce de l’Amour et de la communion fraternel pour rester unis comme le Père, le Fils et l’Esprit et pour raviver davantage nos liens fraternels. 

Abbé Sévérin SINGADJIM 

 

  

Ma messe d’action de Grâce à notre Dame de l’Assomption de kélo

La Sainte Trinité/ 11e Dimanche du T.O

Bien chers frères et sœurs dans le Christ, nous sommes réunis dans cette Eglise pour deux motifs : 1. Célébrer et vivre notre foi en la Sainte Trinité dont nous honorons la mémoire solennelle en ce jour ; 2. Le second motif est celui d’offrir le saint sacrifice de la messe au sein de cette église qui m’a formé en vue de ce que je suis aujourd’hui : être prêtre. Mais avant d’offrir notre action de grâce à Dieu, bien aimés de Dieu, reconnaissons nous pécheurs et des pécheurs qui ont besoin de la miséricorde de leur Père. 

Loué soit Jésus Christ !

Bien chers frères et sœurs, comme je le disais tantôt à l’entame de la messe, nous célébrons aujourd’hui la solennité de la Sainte Trinité, un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit. Nous célébrons le mystère de l’Amour de Dieu. C’est pourquoi je voudrai axer mon homélie sur la communion de ces trois personnes. Comment le Père, le Fils et l’Esprit Saint vivent l’unité entre eux ? 

En effet, il y a une forte communion entre Jésus et son Père, grâce à l’Esprit Saint. Dans cette page d’évangile que nous venons de proclamer, Jésus nous introduit dans l’intimité même de la Trinité. Jésus lui-même signifie cette unité trinitaire en ce terme : « Tout ce que possède le Père est à moi ; et l’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître ». Cette parole de Jésus signifie effectivement qu’il y a une proximité, une complicité sans égale ou un accord parfait entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint. C’est-à-dire ce que le Père a et est, le Fils l’est et l’a aussi, et l’Esprit le dispense dans nos cœurs, nous qui croyons. Ils sont unis dans leur nature, leur pensée et leurs cœurs. Bien chers frères et sœurs dans le Christ, comment refléter cette communion parfaite des cœurs des personnes divines?  

Très souvent, dans nos familles, nos milieux de travail, dans nos mouvements, groupes et services, dans nos communautés de bases, voire dans nos communautés religieuses ou presbytérales, nous portons des témoignages contradictoires à la beauté de cette unité du Père, du Fils et du Saint Esprit. Ainsi nous sommes divisés pour des intérêts égoïstes et des calculs personnels, pour des questions ethniques, claniques. Et nos cœurs ne sont pas en paix avec Dieu, avec les autres et avec nous-même. Dites-moi, Dieu le Père est-il Lélé ? Le Fils est-il ngambays ? L’Esprit Saint est-il Zimé ? Bien-aimé de Dieu, le Père, le Fils et le Saint Esprit se querellent pas, ne se battent pas pour question de poste; ils ne sont pas divisés, ils sont unis profondément dans leur lien. La sainte Trinité est une famille, Dieu n’est pas seul. Malheureusement nous avons des chrétiens qui veulent vivre seuls, qui mangent seuls sans partager avec les autres. Ils ont des cœurs partagés. Oui frères et sœurs, que faisons-nous de l’amour de Dieu qui a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit, comme nous l’enseigne Saint Paul ? Partageons cet amour que nous avons reçu avec les autres avec un cœur joyeux. C’est ainsi seulement que nous serons réintégrés dans la communion trinitaire.  

En nous invitant à vivre la pleine communion entre nous et avec les autres, je n’oublie pas que construire un monde d’amour, de paix, d’unité est un chemin dur. Certainement dans notre recherche à rétablir les rapports fraternels, nous rencontrerons des épreuves et des détresses. Mais la détresse elle-même peut être chemin vers Dieu. Car comme dit Saint Paul, elle produit la persévérance, la persévérance produit la valeur éprouvée et la valeur éprouvée produit l’espérance. Et l’espérance, bien-aimés de Dieu, est au-delà de nos découragements, de nos peurs. 

Puisse cette eucharistie, frères et sœurs, nous obtenir la grâce de l’Amour et de la communion fraternel pour rester unis comme le Père, le Fils et l’Esprit et pour raviver davantage nos liens fraternels. 

Abbé Sévérin SINGADJIM