Religion : trop c'est trop

Religion : trop c'est trop

Religion Cloche Tchad 18 mai 2025 1.4K

l’Union des Cadres Chrétiens du Tchad (UCCT) dénonce avec gravité la passivité, voire parfois la complicité de certaines autorités locales ou nationales et s’indigne suite aux événements tragiques survenus récemment à Manda-Kao,

l’Union des Cadres Chrétiens du Tchad (UCCT) dénonce avec gravité la passivité, voire parfois la complicité de certaines autorités locales ou nationales et s’indigne suite aux événements tragiques survenus récemment à Manda-Kao,

Par un point de presse organisé à Moundou que l'UCCT dénonce l'acte barbare perpétré lors de ce conflit éleveur agriculteur qu'a connu encore une fois de plus le Sud du Pays.

C’est avec une profonde tristesse et une vive préoccupation que l’Union des Cadres Chrétiens du Tchad (UCCT) s’adresse à vous ce jour, à la suite des événements tragiques survenus récemment à Manda-Kao, à proximité de Beinamar dans le Logone Occidental.

Les affrontements intercommunautaires qui y ont éclaté ont causé des pertes humaines regrettables, des blessés graves, ainsi que des déplacements massifs de populations. Des habitations ont été incendiées, des moyens de subsistance détruits, et le tissu social, déjà fragile, s’en trouve encore davantage déchiré.

Malheureusement, ce drame n’est pas un cas isolé. Ces dernières années, notre pays a été témoin de plusieurs violences similaires, notamment à Abéché, Sandana, Koumra, ou encore dans les zones du Guéra, du Moyen-Chari et du Logone Oriental où les tensions intercommunautaires se sont soldées par des morts, des destructions et un climat de méfiance généralisée. Ces conflits récurrents révèlent une profonde crise du vivre-ensemble et une fragilité de la cohésion sociale nationale.

Face à cette situation dramatique, l'UCCT :

1. Exprime sa compassion et sa solidarité aux familles endeuillées, aux blessés et à toutes les personnes affectées par cette crise ;

2. Condamne fermement toute forme de violence, quelle qu’en soit la source ou la motivation, et appelle au respect de la dignité humaine et des valeurs de paix ;

« Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » (Matthieu 5:9)

« Et ne tuez point la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en droit. » (Coran, Sourate Al-Isra, 17:33)

3. Invite les autorités administratives, judiciaires et coutumières à prendre toutes les dispositions nécessaires pour :

rétablir rapidement l’ordre et la sécurité,

mener des enquêtes impartiales,

et garantir que justice soit rendue dans le respect de la loi ;

Lance un appel pressant aux leaders communautaires, religieux et politiques afin de promouvoir le dialogue, la cohésion sociale et la tolérance, conditions indispensables au vivre-ensemble ;

« Recherche la paix et poursuis-la. » (Psaume 34:15)

« Les croyants ne sont que des frères. Établissez la paix entre vos frères. » (Coran, Sourate Al-Hujurat, 49:10)

Rappelle la responsabilité première de l’État dans la protection de tous ses citoyens, sans discrimination, dans la promotion active du vivre-ensemble, et dans la mise en œuvre de politiques publiques justes, inclusives et équilibrées sur l’ensemble du territoire.

   À cet égard, nous dénonçons avec gravité la passivité, voire parfois la complicité de certaines autorités locales ou nationales qui, au lieu de jouer un rôle d’apaisement et de médiation, attisent ou instrumentalisent les divisions pour mieux régner. Cette culture de l’impunité, du clientélisme et de la manipulation communautaire est un poison pour la paix et la stabilité du Tchad.

Rappelle l’urgence d’un engagement plus fort de l'État et de la société civile dans la prévention des conflits à travers l’éducation à la paix, le développement équitable et la gestion inclusive des ressources. Une paix durable ne peut se construire sans justice, sans équité, et sans efforts sincères pour reconstruire le tissu social.

Nous, cadres chrétiens du Tchad, convaincus de notre devoir moral et citoyen, nous engageons à contribuer activement à toute initiative de paix, de réconciliation et de reconstruction sociale dans les zones affectées.

Le Président national de l’UCCT DOUKA BOKIANG-MOH Esaïe

Par un point de presse organisé à Moundou que l'UCCT dénonce l'acte barbare perpétré lors de ce conflit éleveur agriculteur qu'a connu encore une fois de plus le Sud du Pays.

C’est avec une profonde tristesse et une vive préoccupation que l’Union des Cadres Chrétiens du Tchad (UCCT) s’adresse à vous ce jour, à la suite des événements tragiques survenus récemment à Manda-Kao, à proximité de Beinamar dans le Logone Occidental.

Les affrontements intercommunautaires qui y ont éclaté ont causé des pertes humaines regrettables, des blessés graves, ainsi que des déplacements massifs de populations. Des habitations ont été incendiées, des moyens de subsistance détruits, et le tissu social, déjà fragile, s’en trouve encore davantage déchiré.

Malheureusement, ce drame n’est pas un cas isolé. Ces dernières années, notre pays a été témoin de plusieurs violences similaires, notamment à Abéché, Sandana, Koumra, ou encore dans les zones du Guéra, du Moyen-Chari et du Logone Oriental où les tensions intercommunautaires se sont soldées par des morts, des destructions et un climat de méfiance généralisée. Ces conflits récurrents révèlent une profonde crise du vivre-ensemble et une fragilité de la cohésion sociale nationale.

Face à cette situation dramatique, l'UCCT :

1. Exprime sa compassion et sa solidarité aux familles endeuillées, aux blessés et à toutes les personnes affectées par cette crise ;

2. Condamne fermement toute forme de violence, quelle qu’en soit la source ou la motivation, et appelle au respect de la dignité humaine et des valeurs de paix ;

« Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » (Matthieu 5:9)

« Et ne tuez point la vie qu’Allah a rendue sacrée, sauf en droit. » (Coran, Sourate Al-Isra, 17:33)

3. Invite les autorités administratives, judiciaires et coutumières à prendre toutes les dispositions nécessaires pour :

rétablir rapidement l’ordre et la sécurité,

mener des enquêtes impartiales,

et garantir que justice soit rendue dans le respect de la loi ;

Lance un appel pressant aux leaders communautaires, religieux et politiques afin de promouvoir le dialogue, la cohésion sociale et la tolérance, conditions indispensables au vivre-ensemble ;

« Recherche la paix et poursuis-la. » (Psaume 34:15)

« Les croyants ne sont que des frères. Établissez la paix entre vos frères. » (Coran, Sourate Al-Hujurat, 49:10)

Rappelle la responsabilité première de l’État dans la protection de tous ses citoyens, sans discrimination, dans la promotion active du vivre-ensemble, et dans la mise en œuvre de politiques publiques justes, inclusives et équilibrées sur l’ensemble du territoire.

   À cet égard, nous dénonçons avec gravité la passivité, voire parfois la complicité de certaines autorités locales ou nationales qui, au lieu de jouer un rôle d’apaisement et de médiation, attisent ou instrumentalisent les divisions pour mieux régner. Cette culture de l’impunité, du clientélisme et de la manipulation communautaire est un poison pour la paix et la stabilité du Tchad.

Rappelle l’urgence d’un engagement plus fort de l'État et de la société civile dans la prévention des conflits à travers l’éducation à la paix, le développement équitable et la gestion inclusive des ressources. Une paix durable ne peut se construire sans justice, sans équité, et sans efforts sincères pour reconstruire le tissu social.

Nous, cadres chrétiens du Tchad, convaincus de notre devoir moral et citoyen, nous engageons à contribuer activement à toute initiative de paix, de réconciliation et de reconstruction sociale dans les zones affectées.

Le Président national de l’UCCT DOUKA BOKIANG-MOH Esaïe